Damián Loreti | Les changements récents du 'landscape' des médias en Amérique Latine

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daniel

Damián Loreti est professeur en sciences sociales à l'université de Buenos Aires. Ses intérêts de recherche sont la liberté d'expression dans les média de masse et les questions de communication sociale.

Professeur Loreti présentera, en anglais, une conférence intitulée « Recent changes in the Latin American media landscape » le 16 février 2011, de 15h à 17h, dans la salle 230, Pavillon Ferrier 230. (carte)

Résumé

La décennie, récemment achevée, est la première où, depuis plusieurs années, des gouvernements progressifs détiennent le pouvoir en Amérique Latine. Ceci se déroule dans un des contextes de distributions de richesse les plus inéquitables au monde et dans une concentration importante de médias d'information, le tout souvent lié aux pouvoirs politiques et économiques contemporains.

Pendant cette période, des mesures politiques importantes ont été prises en ce qui concerne les droits de l'homme. Par exemple, la liberté d'expression et le droit à la communication sont considérés comme des droits primordiaux, non seulement par le droit constitutionnel comparatif, mais également dans le cadre de la Convention Américaine relative aux Droits de l'Homme. Il est très important d'évaluer si le paysage (‘lanscape') des médias d'Amérique Latine concorde avec cette nouvelle époque.

L'analyse implique une compréhension des décisions politiques et réglementaires prises durant cette décennie : les nouvelles règles de diffusion ; l'adoption des normes techniques pour réglementer les nouvelles technologies et les médias (comme la télévision numérique) ; la conséquence de la fracture numérique ; les règles d'accès à l'information ; et l'usage des responsabilités criminelles sanctionnant les critiques d'hommes politiques et de fonctionnaires.

Ces thèmes font partie du prétendu nouvel ordre du jour de la liberté d'information et d'expression en Amérique latine. Ils font partie de plusieurs rapports du Rapporteur spécial pour la Liberté d'expression de l'Organisation des États Américains, ainsi que de la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme et du Tribunal interaméricain des Droits de l'Homme.
Ces thèmes sont incorporés aux récentes Constitutions du Vénézuela, de la Bolivie et de l'Équateur en tant qu'une reconnaissance explicite du droit à la communication comme l'un des droits de l'homme et un droit fondamental. Ils sont considérés comme tels par la nouvelle « Loi des Services des Communications audiovisuelles » en Argentine, et par la « Loi des Radiodiffuseurs communautaires » en Uruguay.

Néanmoins, comment les états devraient - ou non - réglementer ces activités est un sujet continuellement en discussion. De plus, d'autres questions pertinentes cherchent des réponses : comment conçoit-on les lois afin de remplir les mandats constitutionnels ? Quel rôle l'état est-il censé jouer, en tant que régulateur, contrôleur, juge, diffuseur et communicateur ?

Les réponses données par différents gouvernements ne sont pas les mêmes. L'idée principale dans cette présentation est de faire un survol, dans des termes comparatifs, du paysage des médias actuels ; et de regarder comment ce paysage est remodelé - ou pas - dans des pays au gouvernement progressif.

Biographie

Damián Loreti a été consultant juridique auprès de nombreuses organisations telles que le Syndicat Argentin de Télévision (Sindicato Argentino de Televisión), le Bureau régional d'Amérique latine de l'FIJ (Fédération internationale des Journalistes), la Confédération syndicale des Travailleurs des Média de communication social (Confederación Sindical de Trabajadores de los Medios de Comunicación Social - COSITMECOS), les Réglementations de la Communication sociale et la Liberté de l'expression, et la Fédération argentine des Travailleurs de la Presse (Federación Argentina de Trabajadores de Prensa [FATPREN]) sur les questions de la liberté de l'expression et de la communication sociale.
Il a été également conseilleur juridique du Président du Comité de communications de la Chambre nationale, de l'Association « PERIODISTAS », pour la Défense du journalisme indépendant, y compris plaidoyer devant l'IAHRC (la Commission Inter-Américaine des Droits de l'Homme) et le Programme de Législation et des Droits de communication d'AMARC (Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires).
Professeur Loreti a obtenu son diplôme en droit de la Faculté de Droit et des Sciences sociales de l'Université de Buenos Aires, en 1986. Il a obtenu son doctorat en Sciences d'information de l'Université Complutense, Madrid, en 2006.